Réforme pour le financement de l’Enseignement Supérieur

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Enseignement supérieur - Une enveloppe de 300 millions de dollars

La Banque Mondiale prévoit d’octroyer 300 millions de dollars pour l’enseignement supérieur au Maroc

La Banque mondiale envisage d’octroyer au Maroc un financement important de 300 millions de dollars. Ce prêt vise à accélérer la réforme de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. En se basant sur le programme gouvernemental, ce prêt permettra au gouvernement marocain de concrétiser sa vision en termes de performances. L’objectif est de stimuler les progrès dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Le projet de réforme abordera trois axes principaux. Le but est d’améliorer la pertinence des programmes prioritaires des universités publiques avec le marché de l’emploi et renforcer la gouvernance de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ces axes incluent l’amélioration de l’adéquation des programmes avec le marché du travail, l’alignement de la recherche scientifique sur les normes internationales et les priorités nationales, et l’amélioration de la gouvernance au niveau central et des universités. Le Maroc a réalisé des avancées dans le secteur de l’enseignement supérieur au cours de la dernière décennie. Cependant, certains défis persistent afin de permettre à l’enseignement supérieur de jouer son rôle dans la transformation économique du pays.

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Des défis à relever pour le doctorat

Le système doctoral rencontre divers défis à relever. On compte parmi eux l’absence de critères d’admission rigoureux pour les doctorants ou encore une insuffisance concernant la qualité et la pertinence des programmes. D’autres obstacles incluent la durée prolongée des études doctorales, des taux d’abandon élevés et un manque de soutien financier pour les étudiants en doctorat.

La qualité des programmes de doctorat dépend en grande partie de l’environnement global de recherche. Des faiblesses dans le systèmes se font ressentir. Parmi ceux-ci, on trouve:

  • Faible participation des doctorants à des groupes ou réseaux de recherche
  • Manque de recherche interdisciplinaire
  • Insuffisance de partenariats de recherche université-industrie
  • Faible niveau d’internationalisation de la recherche

Face à ces défis, un plan sectoriel transformateur a été élaboré : le Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Ce plan se concentre sur des éléments accélérateurs tels que:

  • La transformation numérique
  • L’amélioration de la performance de la gouvernance

Le financement de la Banque mondiale soutiendra le gouvernement pour concrétiser cette vision. Cela permet d’accentuer l’importance d’un suivi rigoureux et d’un accompagnement significatif lors de la mise en œuvre de ces réformes.

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