Montée des eaux au Maroc : Les zones côtières en danger

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Montée des eaux au Maroc - Les zones côtières en danger

La montée des eaux au Maroc n’échappe pas aux effets du changement climatique. Le pays fait face à une hausse des températures, à des sécheresses de plus en plus fréquentes et à des conséquences notables sur ses écosystèmes.

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La montée des eaux menace les villes côtières au Maroc

Les zones urbaines et les infrastructures sont également mises à mal. L’augmentation du niveau de la mer accroît les risques d’érosion sur le littoral et menace les équipements côtiers. Les inondations provoquées par des précipitations irrégulières endommagent les infrastructures publiques et privées dans les villes.

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Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), d’ici 2100, le niveaux moyen des eaux dans le monde augmentera de 28cm. Cet estimation est optimiste. Avec la trajectoire actuelle, le niveaux moyen des eaux augmentera de 63cm à 1,01m. De quoi être inquiet pour le Royaume, qui a ses terres le long de l’océan, avec 65% de la population vivant sur les zones côtières.

Quelle prévision pour la montée des eaux ?

Selon l’institut de recherche américain Climate Central, voici l’état des lieux présenté sous forme des cartes des montées des eaux prévisionnels en 2050. En rouge sont les zones qui se retrouveraient sous l’eau.

Casablanca

Tanger

Tetouan

Kenitra

Dakhla

La biodiversité et l’agriculture touché par le réchauffement

La biodiversité marocaine est perturbée par l’évolution rapide des conditions climatiques. L’augmentation des vagues de chaleur et de la température menace de nombreuses espèces, notamment dans les zones humides, habitats de la faune et de la flore endémiques du pays.

L’agriculture, secteur clé de l’économie marocaine, subit également les impacts du dérèglement climatique. Les épisodes récurrents de sécheresse nuisent à la production des céréales et des oliviers, avec une baisse des rendements. La ressource en eau se raréfie, tandis que la qualité des sols se dégrade.

L’adaptation à ces bouleversements climatiques constitue un enjeu majeur pour le Maroc. Des efforts importants sont nécessaires pour renforcer la résilience des écosystèmes, de l’agriculture et des zones urbaines face à l’accélération du réchauffement.