Grève des enseignants au Maroc : le gouvernement durcit le ton

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Grève des enseignants au Maroc - le gouvernement durcit le ton

500 enseignants en grèves au Maroc suspendus

La grève des enseignants au Maroc continue à ce jour. La décision de suspendre et de retenir une partie du salaire d’environ 500 enseignants grévistes fait polémique.

Syndicats, opinion publique et les enseignants eux-mêmes dénoncent fermement ces suspensions et ponctions sur les salaires. Selon eux, le gouvernement fait preuve d’intimidation et de harcèlement. Sur les réseaux sociaux, de vifs débats animent les internautes.

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Le ministère de l’Éducation confirme avoir suspendu 500 grévistes et retenu une part de leur salaire. Le ministre Chakib Benmoussa s’est exprimé devant les députés à ce sujet le 8 janvier. Il rappelle que la grève est un droit, mais insiste sur le principe de rémunération liée au travail effectué.

Objectif retour en classe pour le gouvernement

D’après lui, des procédures ont été lancées suite à des agressions de non-grévistes et au non-respect des écoles. L’objectif du gouvernement est avant tout le retour en classe afin de garantir aux étudiants le droit d’étudier.

Cette situation pénalise également les élèves, qui se retrouvent sans enseignants, sans cours. Elle nuit à tout le système éducatif et doit être résolue au plus vite. Ce n’est sans oublié les conditions de travail des enseignants dans le système public au Maroc, avec une surpopulation ainsi que des infrastructures non adaptés.

Le ministre informe que pour les enseignants de retour en classe après les vacances trimestrielles, ces derniers ne seront pas sanctionné sur leur paye, avec une retenue de salaire.

Jusqu’où ira le bras de fer entre le gouvernement et les enseignants ?