L’enseignement de l’art colonial Français au Maroc

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L'enseignement de l'art colonial Français au Maroc
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Dans Son livre « L’art au service du colonialisme : L’enseignement de l’art français au Maroc 1912-1956 », décrit Hamid Irbouh :

L’hégémonie culturelle de l’art français au Maroc à travers l’éducation

Les autorités françaises ont exercé leur hégémonie la plus puissante sur les masses marocaines par l’éducation. Les archives françaises contiennent de nombreux cas indiquant comment les Français ont constamment promu leurs programmes éducatifs dans le cadre d’un geste humanitaire.

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La complexité de l’exploitation coloniale peut parfois être difficile à discerner complètement. Les Français ont soigneusement déguisé leurs véritables objectifs et présenté leur mission comme altruiste. En réalité, ils avaient peu d’intérêt à améliorer la vie des Marocains. La correspondance dans les archives de l’Administration générale de l’éducation publique contient des documents d’une délicatesse remarquable. Ces derniers révèlent des profits flagrants.

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L’élite marocaine et l’assimilation de l’éducation moderne

L’élite marocaine, principalement l’aristocratie et les fonctionnaires du Makhzen, en quête d’une éducation moderne. Elle s’est inscrite dans les écoles franco-arabes, afin de préserver son statut social et son prestige.

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Sous la supervision de fonctionnaires français, les élites instruites gèrent en effet les échelons inférieurs de l’administration du protectorat en tant que commis dans la branche civile et agents auxiliaires de police. Ils ont accepté leur rôle subordonné et ont cru pendant des années que la politique du Protectorat représentait leurs propres intérêts. Les réformes éducatives, ancrées dans les principes d’une assimilation coloniale partielle, visaient cependant à inculquer aux Marocains l’incapacité de concevoir des alternatives aux politiques françaises.

Les écoles professionnelles françaises et la discipline des masses marocaines

Les autorités françaises ont créé les écoles professionnelles pour les pauvres marocains et créé ce que Michel Foucault a appelé des  » carrières disciplinaires « , dans lesquelles diverses méthodes éducatives et pédagogiques mettent en branle un processus de régulation et d’éthique du travail.

A la fin du programme, les compétences et le comportement social des Marocains formés sont devenus prévisibles. Le principe directeur de ces établissements reposait sur une notion puissante, bien qu’imprécise, selon laquelle l’artisanat marocain pouvait exister de façon autonome, coupée de son contexte historique, social et culturel. En fait, comme je le démontrerai tout au long de ce livre, les administrateurs de l’école se sont constamment vus comme participant à la renaissance de la culture visuelle marocaine d’une manière qui a élaboré et consolidé l’hégémonie culturelle française.