Gnawa: L’histoire au travers de la musique

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Gnawa au Maroc à travers son histoire et la musique

Origine et Histoire

Les Gnawa sont un groupe d’Afrique du Nord qui est devenu une partie de l’ordre soufi au Maghreb. Leur nom provient probablement de la langue indigène de l’Afrique du Nord et du désert du Sahara. Les Gnawa ont adopté l’Islam tout en continuant à célébrer la possession rituelle pendant les rituels où ils sont consacrés à la pratique des danses de possession et d’effroi. Ce rite de possession s’appelle Jedba. Le terme fait également référence au style musical des réminiscences subsahariennes pratiquées par ces confréries ou par des musiciens qui en sont inspirés. La musique Gnawa est l’un des principaux genres du folklore marocain.

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Le Gnawa au travers de la croyance

Les Gnawa sont arabophones, dans les pays où l’arabe coexiste avec plusieurs langues berbères. Leurs chansons contiennent un grand nombre de mots et d’expressions non-arabes. Ils ont été identifiés par les chercheurs comme appartenant à différentes langues africaines, telles que le haoussa. Les Gnawa portent également des vêtements particuliers. La principale caractéristique sont les éléments décoratifs à base de coquilles de cauris.

La transe hypnotique que pratique Gnawa par une musique de racines d’Afrique sub-saharienne et des danses qui évoquent des marabouts ou saints patrons, qui est censé être en mesure de chasser les démons et de guérir certaines maladies. Les instruments utilisés sont guembri, un son d’instrument à trois cordes et basse, tbel ou tambour qui est joué en utilisant un bâton courbe, et krakebs, les caractéristiques de castagnettes de métal.

Le Gnawa au travers de la musique

La musique Gnawa a été internationalisée grâce à des musiciens occidentaux tels que Bill Laswell, Adam Rudolph ou Randy Weston, qui l’ont inclus dans leurs compositions. Dérivé de cet intérêt externe, la production musicale des Gnawa a connu depuis la dernière décennie du XXe siècle des retravaillements et des fusions pour un public plus large et déjà loin des mystiques-religieux, par la main d’artistes comme Hassan Hakmoun, qui organise grands spectacles pour les touristes, ou le groupe français Gnawa Diffusion.

Au Maroc uniquement, la musique Gnaoui est également représentée par des groupes de femmes d’Essaouira. On les appelles Mqadamate féminin de maâlem. Leur musique se fait avec des Darboka, des plateaux en métal. Il se fait également parfois des Crakeb mais sans le Gambri à ce jour. Leur tenue ressemble à celle des hommes et leur danse est de forme conforme à celle du rituel.