Quand les réseaux sociaux font trembler les plus grandes entreprises du Royaume :retour sur la campagne de boycott de Centrale laitière, Sidi Ali et Afriquia.

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Depuis le début de la semaine, les réseaux sociaux relaient un appel au boycott de produits marocains (Centrale laitière, Sidi Ali et Afriquia) en raison de la hausse de leurs prix respectifs.

Véhiculée sous le hashtag « khalih irib » qu’on peut littéralement traduire par « laisse le fermenter » et « mazoutkoum harkouh » (brûlez votre mazoute), cet appel au boycott a été suivi par des milliers de marocains au point que les dirigeants des sociétés respectives ont été amenés à réagir. Ces derniers incarnés par les personnes d’Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, et Meryem Bensalah-Chaqroun présidente de la confédération générale des entreprises du Maroc voient cette campagne d’un mauvais œil puisque suite à l’appel au boycott, le cours des actions des entreprises visées ont chuté dans la bourse de Casablanca.

Le ministre de l’économie Mohamed Boussaïd à l’occasion d’une session au sein de la chambre des conseillers le 24 avril dernier a qualifié les auteurs de l’appel au boycott « d’imbéciles » et a déclaré « qu’au lieu d’encourager la consommation de produits nationaux, on appel au boycott de grandes entreprises employant des marocains et payant leurs impôts ». Soulignons que les détracteurs de cette campagne voient en cette dernière une instrumentalisation de la part d’entreprises marocaines concurrentes visant à abattre les entreprises sus-citées à quelques jours du début du mois sacré de Ramadan.

Les stars du showbiz marocain ont également pris part à cette initiative dans la mesure où les chanteurs Latifa Raâfat, Dounia Batma, Issam Kamal, les frères Belmirs, Ihab Amir, Adil Echbiy, ainsi que les journalistes Mariam Said, Rachid El Idrissi et Doc Samad, ont repris en masse le hashtag « Mokatioun » (nous boycottons) à travers leurs plateformes respectives.

Rappelons que des campagnes similaires avaient vu le jour en Algérie et en Tunisie notamment sous le  hashtag « khaliha tssadi » (laisse la rouiller) visant le boycott de voitures.

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