Le chantier de la généralisation de la protection sociale au Maroc

0
Le chantier de la généralisation de la protection sociale au Maroc

Réforme de la protection sociale pour tous au Maroc

La généralisation de la protection sociale au Maroc est la priorité gouvernemental actuelle. Le Roi Mohammed VI a lancé un chantier essentiel pour le Maroc: étendre la protection sociale à tous les citoyens. L’objectif est de renforcer la solidarité et d’aider les plus démunis.

Selon MAP, d’après la ministre Aawatif Hayar, ce projet permettra de consolider les bases de l’État social au Maroc. Le gouvernement s’active pour le concrétiser, conformément aux instructions du Roi.

Plusieurs programmes sociaux ont déjà vu le jour, comme les aides financières directes aux familles vulnérables. L’idée est d’intégrer l’ensemble du peuple dans la dynamique de développement du pays.

Lire aussi : Agence Nationale d’Aide Sociale : Approbation du projet de loi

La protection sociale, ça concerne aussi la santé. L’accès aux soins et aux médicaments sera élargi. Un régime d’assurance maladie obligatoire est prévu pour les travailleurs indépendants. Le secteur informel est également concerné par ces réformes. Le taux d’emploi informel serait à hauteur de 77% de l’emploi total. Un secteur rimant avec précarité et non-droit. Le gouvernement, en incluant ce secteur dans le projet de réforme, permettra aux plus démunis d’améliorer leur condition de vie.

Les retraites et pensions de retraite seront également améliorées. Des indemnités pour perte d’emploi seront mises en place.

Les chiffres clés de la réforme

Pas moins de 22 millions de personnes vont bénéficier de l’assurance maladie obligatoire. Les allocations familiales concerneront plus de 7 millions d’enfants dans le Royaume. 5 millions de travailleurs, même indépendants ou du secteur informel, vont pouvoir cotiser pour leur future retraite. L’indemnité pour perte d’emploi sera généralisée à tous avec 2025 pour objectif.

L’ampleur de l’effort social est estimé à 51 milliards de dirhams, près de 4,25% du PIB. L’État, quant à lui, prendra à sa charge 23 milliards de dirhams dans le budget général.