Trek dans le désert marocain : Une épidémie touche l’expédition

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Trek solidaire

Au cours d’un trek « d’orientation et solidaire » organisé par l’opérateur français Désertours dans le désert marocain, environ 200 des 800 à 900 participantes ont été touchées par une gastro-entérite aigüe. Les marcheuses ont été hospitalisées fin octobre, et certaines blâment les conditions d’hygiène du campement.

Le trek, appelé « Rose trip », avait pour but de sensibiliser au cancer du sein. Les participantes, vêtues de rose du t-shirt au bandana, ont commencé leur marche avec le sourire aux lèvres, mais ont rapidement été confrontées à des problèmes de santé. Les conditions d’hygiène du campement ont été pointées du doigt par certaines des marcheuses hospitalisées.

Virulence inédite pendant le Trek

Une épidémie de « virulence inédite » a été signalée par Désertours. Cette épidémie a été si grave qu’une quinzaine de personnes ont dû être évacuées vers des hôpitaux marocains pour lutter contre la déshydratation. Les participantes ont depuis regagné la France via un vol affrété par Mutuaide. Selon l’assureur, la majorité des résultats réalisées à la clinique d’Errachidia se sont avérées négatives, indiquant probablement une origine virale pour ces dernières. Il est donc très difficile sans plus d’information de conclure sur l’origine exacte de l’agent pathogène. Cette épidémie est considérée comme étant d’une ampleur et d’une virulence inédite, ce qui souligne l’importance de la surveillance et de la prévention des maladies infectieuses.

Les cuisines et les toilettes séparées par quelques mètres

Selon les témoignages des participantes, les conditions d’hygiène du campement sont à l’origine de l’épidémie. Les cuisines et les toilettes étaient situées à quelques mètres seulement l’une de l’autre. L’évacuation des toilettes se faisait par un tuyau qui allait derrière les tentes sanitaires et dans une fosse à l’air libre.

Karen Lacquit, une infirmière lyonnaise, pense que la transmission des bactéries s’est probablement faite par ce biais-là. La nourriture ayant été ensuite consommée sous forme de buffet. Filippo Costanza, le mari d’une marcheuse, blâme directement l’organisateur de l’événement, Désertours. Il accuse l’entreprise d’avoir abandonné des gens et de ne s’être réveillée que maintenant, alors qu’il est trop tard.

Désertours a assuré coopérer pleinement avec l’enquête sanitaire ouverte pour déterminer les causes de cette contagion à grande échelle. Cependant, les participants blâment l’entreprise pour les conditions d’hygiène du campement. Ils ont également critiqué les décharges signées par Désertours, qui les ont empêchés de poursuivre l’entreprise en justice.

Les participants ont souligné que les toilettes et les cuisines doivent être séparées de manière adéquate pour éviter la contamination. Ils ont également noté que l’évacuation des déchets doit être effectuée correctement pour éviter la propagation de bactéries et de virus. Les organisateurs de tels événements doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la santé des participants.

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Vers une action en justice des participants au trek ?

Les participantes touchées par la gastro-entérite aigüe envisagent de porter l’affaire en justice. Ils s’organisent pour rassembler le maximum de témoignages depuis leur retour en France. Désertours, l’opérateur du Trek Rose Trip, s’engage à partager tout nouvel élément pour aider les participantes à comprendre ce qu’il s’est passé. Il apporte également son soutien aux participantes. Les conditions dues au désert ont rendu la situation d’autant plus douloureuse pour elles. Mutuaide, quant à elle, souligne l’efficacité, le professionnalisme et l’engagement de l’équipe médicale accompagnant les trekkeuses. Cela a permis de limiter les dégâts.

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