Retour sur la demande d’adhésion du Royaume à la CEE.

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« Le Maroc est tel un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe ». C’est en mettant en avant cette métaphore qu’Hassan II justifie et appuie sa demande d’adhésion à la Communauté économique européenne en 1984 à l’occasion du sommet de Fontainebleau.

Si ceci peut prêter à sourire, il n’en demeure pas moins que le 25 juin 1984, une demande officielle d’adhésion fut érigée par le monarque.

En plus de l’argument géographique voulant que « géographiquement, notre pays est très près de l’Europe. C’est une position dont ne peuvent se prévaloir d’autres pays associés à la CEE » et que « dans quelques années nous aurons le pont sur le détroit de Gibraltar … en définitive le Maroc est plus européen que la Grèce », Hassan II n’hésite pas également à mettre en avant un argument géopolitique en soutenant que « L’Europe n’a plus de recul stratégique .. , et elle aura besoin d’un arrière-pays pour respirer et cet arrière-pays, eh bien, elle le trouvera au Maroc plus facilement qu’en Grèce ».

Par ailleurs, est également souligné l’argument économique selon lequel le Royaume serait la charnière entre l’Afrique et le vieux continent formant de ce fait un point de transit entre les deux continents.

Un mois après la présentation de la demande officielle du Royaume, la question de savoir si la commission estime que l’adhésion du Maroc à la CEE est possible en vertu des traités institutifs, est posée à cette dernière à l’occasion d’une session au parlement européen, ce à quoi, Jacques Delors, président de la commission en question à l’époque, répond tout simplement et sans détour, le 19 février 1985, par la négative.

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