LES ORIGINES DE LA FRONTIÈRE SAHARIENNE ALGÉRO-MAROCAINE

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Frontière Algéro-Marocaine. Sous Copyright.

Pour les Français, la question de la délimitation des frontières était une considération secondaire par rapport à la nécessité d’obtenir la reconnaissance par le Maroc du contrôle français dans les parties occidentales du Tell algérien.

Dans la décennie qui suivit l’arrivée des premières troupes françaises à Alger en 1830, les Marocains avaient cherché à étendre leur influence dans la région d’Oran. Un affrontement avait eu lieu en 1844, alors que les Français tentaient de consolider leur autorité dans les Oranais, les Marocains envoyèrent des forces pour aider l’émir algérien Abd El Kader, qui se battait depuis quelques années contre l’arrière-garde.

À la bataille d’Isly, les Marocains avaient été vaincus de manière décisive, bien que le sultan Moulay Abderrahman ait affirmé que les accords de Lalla Marnia le privaient d’une partie du territoire qu’il considérait comme faisant partie de son empire, les Français n’avaient en réalité pas cherché à repousser leur frontière occidentale au-delà de la limite approximative qui avait été établi par les Turcs en Algérie.

Le traité de Lalla Marnia, aussi incomplet soit-il pour délimiter toute la longueur de la frontière algéro-marocaine, suffisait essentiellement aux fins auxquelles il était destiné. Au-delà de Teniet el Sassi, il n’y avait pas de nécessité immédiate de délimitation des frontières car non seulement les deux gouvernements n’étaient pas en mesure de faire respecter leur autorité sur les hauts plateaux, mais il était également reconnu qu’une division territoriale dans cette région était compliquée.

Par l’existence de tribus nomades “mélangées”. Même s’il est difficile de concevoir que les deux gouvernements n’étaient pas pleinement conscients de la présence d’oasis au-delà de la zone des Hauts Plateaux, il n’en reste pas moins que la proximité des dunes de l’Erg Occidental au Ksour de l’Atlas saharien est inutile, à toutes fins utiles, de considérer qu’il importe peu de savoir qui contrôle les régions désertiques.

L’étendue des territoires sahariens marocains au-delà des hauts plateaux était clairement indiquée sur une carte publiée par le ministère français de la Guerre en 1848. La carte comprenait au sein de l’empire marocain le bassin de Guir-Zousfana et l’Oued Saouea, un ruisseau formé de la jonction du Guir et du Zousfana à l’oasis d’Igli. Les zones considérées comme marocaines étaient le “Pays de Touat”; les oasis de “Tabeleasa” et “Timmimoune”, une partie de la région du Gourara (aujourd’hui appelées Tabelkosa et Timimoun); et l’oasis de “Insalah” ou In Salah, capitale de la région connue sous le nom de Tidikelt.

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