LES JUIFS DE COUR ET LES RELATIONS MUSLIMO-JUIF AU MAROC

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Les Chroniques des Juifs Sépharades en Espagne, en Europe et au Maroc après 1492. Sous Copyright.

Il mentionne Daniel J. Schroeter dans son livre “Le Juif du sultan: le Maroc et le monde séfarade” que selon l’étude de la vie de Meir Macnin soulève également d’importantes questions sur les relations entre musulmans et juifs au Maroc. Pour certains historiens, l’étude du juif à la cour devient le symbole de la relation entre musulmans et juifs dans son ensemble.

L’histoire juive marocaine est souvent racontée à travers les biographies d’éminents juifs de cour, presque à l’exclusion de toute autre histoire. Alors que les Juifs de cour ont souvent été représentés de manière positive, leur vulnérabilité est souvent soulignée. Dans certains cas, la chute d’un courtisan juif correspondant souvent au renversement de son protecteur non juif est suivie du massacre de la communauté juive. Les vicissitudes des juifs vulnérables de la cour sont liées à l’histoire de la communauté juive dans son ensemble.

Dans cette perspective, des conclusions générales sont tirées sur la précarité sous-jacente de la position juive au Maroc. Contrairement à l’image plutôt positive de la situation des communautés juives à l’âge d’or en Espagne, la position de la communauté juive marocaine est décrite sous un jour plus négatif. Les handicaps des dhimmis, tels que définis par le “pacte d’Omar”, sont soulignés. Cette approche suggère une image sombre de la vie juive au Maroc.

Une génération récente d’historiens marocains s’est opposée à ce portrait négatif de la vie juive au Maroc. En même temps, ils relient l’histoire juive à l’histoire dynastique. Cependant, l’accent est mis de plus en plus sur l’ascension et la chute du tribunal juif au profit d’une analyse plus générale du statut du juif dans l’État. Par extension, une évaluation de la relation globale des musulmans et des juifs au Maroc est proposée.

L’argument général de leur argument est que le Juif était protégé par le Makhzan et que cela avait tendance à occulter les handicaps associés au Pacte d’Omar (c’est-à-dire la connotation protectrice de dhimma, le contrat obligeant l’Etat islamique à protéger ses droits, sujets musulmans, sont soulignés). Dans ce paradigme, la relation de bienveillance entre le juif et l’État, et par conséquent entre les musulmans et les juifs en général, n’était sapée que par une ingérence étrangère, notamment par l’octroi d’une protection consulaire aux Juifs autochtones.

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