LES EUROPÉENS DE L’AFRIQUE

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Dans son livre “La conquête du Maroc : Une histoire”, décrit-il :

A peine trente milles séparent Gibraltar de Tanger et le Maroc est clairement visible depuis l’Espagne. En 1903, des paquebots réguliers en provenance de Gibraltar font la traversée en trois heures. Pourtant, il y a une différence étonnante entre les côtes européennes et africaines. La plupart des visiteurs pensaient que Gibraltar était à peine européen. Mais rien ne les préparait au contraste total de Tanger.

Pour une ville qui était une ruche de tant d’activités diplomatiques. Tanger, au tournant du siècle, était remarquablement peu possédée. Malgré sa position unique à l’entrée de la Méditerranée, à côté de l’un des carrefours les plus importants du monde, elle ne s’était jamais développée en tant que centre commercial.

Depuis l’installation du site dans l’Antiquité, des générations successives de conquérants, dont les Britanniques sous Charles II, avaient découvert que l’absence de port naturel et le caractère inhospitalier de l’arrière-pays faisaient de Tanger une prison plutôt qu’une porte vers l’intérieur.

Vue de la mer, Tanger était une chute de bâtiments au toit plat empilés contre le flanc de la colline.

Les anciennes murailles mauresques, les minarets, le palais du sultan, étaient facilement perceptibles. Mais ce qui a tout de suite frappé à Tanger, c’est sa couleur : l’eau, les maisons, d’un blanc éclatant sur le ciel d’un bleu profond, teintaient la ville d’un bleu transparent, très différent de la lumière jaune qui voilait Marrakech vers le sud.

Même de la mer. La décadence tranquille du Maroc était apparente. Le Hassani, vaisseau amiral de la marine à trois bateaux du Sultan, orne l’entrée de la baie. Mais l’état de ses chaudières et le matelotage de son équipage permettaient rarement un voyage plus aventureux que le voyage annuel à Gibraltar pour repeindre.

La baie de Tanger étant trop peu profonde pour que les quelques navires au mouillage puissent s’approcher du rivage, le débarquement des passagers est effectué par une armada de petites embarcations et leurs porteurs, qui envahissent les bateaux à vapeur comme des pirates : “Il n’est pas question que ce soit le vôtre ? Cela vous appartient-il ? écrit le capitaine de Grenadier Guards, S.E. Colville. “Tout est saisi et tout est emballé dans un seul bateau.”

Il était vain de protester. Les passagers descendent les marches du navire et montent à bord de petites embarcations pour se rendre à terre, ce qui, par temps violent, peut être un purgatoire. D’énormes hommes noirs s’aventuraient dans les vagues pour les soulever dans les derniers mètres de la plage.

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