LE MARÉCHAL O’DONNEL: DUC DE TÉTOUAN

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"Maréchal O'Donnell et Général Echagué". Bois, 1859. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.© Petit Palais / Roger-Viollet. Sous Copyright

Dans le livre de Charles Piel de Troismonts, titulé “Le Maréchal O’Donnel, duc de Tetouan: Les hommes d’État d’Europe”, il décrit:

L’Espagne a longtemps occupé l’Europe par des déchirements intérieurs; elle l’occupe aujourd’hui par ses victoires. Elle a prouvé ce qu’elle savait faire, ce qu’étaient ses soldats, ce que valaient ses capitaines. En Afrique et en Cochinchine, aux bords de la Méditerranée, comme aux bords du Pacifique, elle a repris sa place parmi les nations guerrières, et le même drapeau qui s’associait au nôtre devant Touranne et devant Saigon, flotte aujourd’hui sur Tétouan.

Peut-être ne sera-t-il pas sans intérêt de passer rapidement en revue les figures saillantes de cette époque de rénovation, celles qui ont marqué dans l’histoire des dernières années et influé de la manière la plus directe sur les destinées de l’Espagne. La première qui s’offre à nos regards, avec tout le prestige d’une gloire vivante, est celle d’O’Donnel, comte de Lucena. Duc de Tétouan.

O’Donnel est né en 1808. Sa famille, établie depuis longtemps en Espagne, descend d’un des preux de cette Irlande qui a produit les Mac-Mahon, les O’Brien et semé sur le continent, à la suite des Stuarts, tant d’illustrations militaires. Capitaine à dix-neuf ans, colonel à vingt-cinq, il se déclare, après la mort du roi Ferdinand VII, pour la nouvelle loi de succession et la régence de la reine mère.

Quand la guerre civile éclate, il contribue plus que personne aux succès de l’armée constitutionnelle, force le fameux Cabrera à lever le siège de Lucena, et enlève à la pointe de son épée, sous les murs de cette ville, le brevet de lieutenant-général. Fidèle à la personne de Marie-Christine dans ses revers, il s’efforce, à la tête de l’armée du centre, de contrebalancer l’influence d’Espartero, jusqu’à ce que l’élévation de son rival et la chute de sa souveraine, l’obligent à chercher en France un asile et un abri.

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Je me représente comme Ambassadrice du Maroc, j'écris sur mon pays et je le défends, je le découvre chaque fois où j'écris un article. Mon pays est riche avec de divers culture, Mon Maroc est à moi et à tous ceux qui l'aiment profondément. Hommage à mon père qui m'a toujours appris l'amour de la patrie. J'aime écrire sur l'histoire du Maroc en collectant des extraits des livres.

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