LE LONG DU CARREFOUR

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LA VILLE DE SALÉ. SOUS COPYRIGHT.

Dans son livre “Peuple de Salé : Tradition et changement dans une ville marocaine, 1830-1930 “, décrit Kenneth L. Brown :

Tant que cette région ne sera pas conquise, la royauté pourra à tout moment cesser d’exister et le prince sera comme un tisserand sans son métier. Mouette, 1683.

Tout au long de l’histoire du Maroc, la seule route sûre entre les capitales du nord et du sud de Fès et de Marrakech a été le long de la côte atlantique. L’unité et le bien-être du royaume dépendaient du contrôle du corridor de Fès à l’océan et du port de la rivière Bouregregreg. “Les deux rives” (Al-udwatayn dans l’expression arabe) de Salé et Rabat considéraient la lignée de l’empire.

Rabat était, pour reprendre les mots du maréchal Lyautey, ” le point de départ de sept grandes routes naturelles, qui s’ouvrent comme un éventail dans toutes les directions “. Pour contrôler ces routes, et pour échapper à l’isolement géographique d’une capitale intérieure, les Français transfèrent en 1913 la capitale de Fès à Rabat.

La situation géographique de deux banques a longtemps été importante pour des raisons économiques, mais aussi stratégiques et politiques. Ils commandaient la route qui reliait les deux régions agricoles principales et complémentaires du pays, le Haouz, au sud, et le Gharb, au nord-est de Salé. L’échange de produits agricoles et de produits manufacturés urbains le long de cette route avait traditionnellement soutenu et enrichi les grands centres commerciaux de Marrakech, Rabat, Salé, Meknès et Fès.

Avant la domination coloniale, les voyageurs et les commerçants au Maroc devaient se débrouiller sans véhicules à roues ni routes pavées, et sur des routes souvent détournées et dangereuses. Les personnes et les marchandises circulaient cependant régulièrement, indépendamment de leur lenteur, de leur précarité ou de leur coût.

Ainsi, pendant une grande partie du XIXe siècle, les déplacements entre Salé et Fès passent au nord au-delà de la rivière Sebou avant de tourner vers l’est, afin de contourner la zone parfois turbulente contrôlée par les tribus berbères et pastorales des Zemmour.

 

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