LE DÉBUT DU CHANGEMENT

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Dans son livre “Emergence de la politique nationaliste au Maroc”, Daniel Zisenwine présente son livre par :

Le 7 septembre 2007, les électeurs marocains se sont rendus aux urnes pour élire un nouveau parlement. Ces élections ont été considérées comme une nouvelle étape dans le processus de démocratisation du Maroc, qui s’est accéléré après l’accession au trône en 1999 de Mohammed VI, successeur du roi Hassan II.

L’accession d’un jeune monarque est considérée, tant au Maroc qu’à l’étranger, comme le début d’une nouvelle ère politique dans laquelle le Maroc s’éloignera de l’autoritarisme répressif qui a caractérisé la vie politique du royaume après 1956, lorsque le Maroc a retrouvé son indépendance. Tout au long de ces années, communément appelées au Maroc les ” années de plomb “, la monarchie n’a cessé de poursuivre ses critiques et de museler la dissidence.

Les autorités ont régulièrement arrêté des militants politiques, torturé des dirigeants de l’opposition et étaient largement soupçonnées d’avoir participé à l’assassinat des critiques du régime.

Au début des années 1990, cependant, la monarchie a cherché à orienter le Maroc dans une nouvelle direction. La pression internationale croissante en faveur de l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays et l’augmentation de la confiance en soi du régime ont marqué le début d’une période de changement politique.

Le roi Hassan II a cherché à améliorer son image politique et à préparer le terrain pour une transition pacifique, la Couronne Sidi Mohammed étant son héritier désigné.

Il s’est rapproché des partis politiques de l’opposition, a assoupli les restrictions à la vie publique et a établi un gouvernement d’alternance (une coalition dirigée par des partis de l’opposition) en 1988, le premier du genre dans l’histoire politique marocaine. Au moment de la mort du roi Hassan, les bases d’une nouvelle ère politique avaient été jetées.

Après son accession au trône, le nouveau roi du Maroc, Mohammed VI, a exprimé son engagement à promouvoir la démocratie au Maroc et à renforcer le système politique du pays. Les premières années du jeune monarque sur le trône ont été marquées par des efforts impressionnants pour promouvoir le pluralisme politique, répondre aux doléances des Marocains qui se sentaient étrangers à la vie politique et tendre la main aux partis d’opposition.

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