La vie politique des berbères

Découvrons le système politique des Berbères, à l’aube de l’histoire, qui peut être à la fois qualifié comme la cause et la conséquence de leur système social.

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Bien avant de commencer, il est indispensable de souligner que la compréhension de ce système politique en dehors des sentiments, des idées et des habitudes sociales concernant la vie politique Berbère serait vachement difficile.

Le sens biologique de la patrie

Pour certains peuples, y compris les Berbères qui font l’objet de cet article, la patrie n’est pas principalement la terre et le sol des ancêtres, mais plutôt la race. Même pour les plus grands sédentaires, chez lesquels l’amour du sol occupe une place énorme, la race est conçue sous la forme de la parenté par le sang. Tout groupement social n’est autre que le groupe d’Hommes issus du même ancêtre et dont ils continuent à porter le nom.

Ce sentiment de la patrie, convenant aux nomades plus qu’aux sédentaires, ne consiste pas à défendre un sol – où ont vécu les ancêtres – plus qu’à rester dans l’autonomie du groupe social.

De cette façon même l’éloignement, la migration et on en passe n’arrivent point à briser les cadres sociaux.

Ce système ne laisse également pas de place à l’individu isolé. Ce dernier doit se rattacher à l’unité sociale avec laquelle il a décider de continuer ses jours, ou sinon, cet individu risque d’être un hors loi, un rejeté. Or, à l’exception des Chérifs, aucune entreprise n’est possible ; tout chef, tout aventurier doit obtenir l’appui de ses frères du sang.

Le sentiment démocratique

Les Berbères ont toujours eu l’horreur – aussi expérimentale qu’instinctive – du pouvoir personnel. Raison pour laquelle, le pouvoir chez eux n’est confié qu’à des assemblées, « Un certain égalitarisme et une défiance vis-à-vis des fortes personnalités sont la rançon de ce sentiment ».

En effet, le chef n’arrive à s’élever, qu’en entraînant son clan dans une aventure de laquelle tout le monde peut profiter.