La deuxième tentative de coup d’Etat du 16 août 1972.

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« Souffle, souffle vent d’hier, tu n’es pas si cruel que l’ingratitude de l’homme ». Feu Hassan II aimait reprendre ces vers issus de Comme il vous plaira de Shakespeare afin d’illustrer, ce qui était selon lui, l’étendue de l’ingratitude humaine.

Dans l’après-midi du 16 août 1972,  de retour de Paris où il était invité par le président Pompidou, le Boeing 727 transportant Hassan II fut la cible d’une nouvelle tentative de coup d’Etat, un peu plus d’un an après la fusillade de Skhirat (http://discoverymorocco.net/le-10-juillet-1971-ou-quand-le-maroc-a-failli-basculer-dans-un-regime-militaire/)

En effet, lorsque le Boeing eu dépassé Tétouan, 4 avions de chasse de type F5 constituent une formation et encerclent l’avion,  et sous les ordres du Major Kouera, il fut communiqué au commandant Kebbaj, pilote de l’avion royal, l’ordre d’atterrir immédiatement à la base de Kenitra. Conscient de la dangerosité de la situation qui avait tout l’air d’un déjà-vu, Hassan II donna l’ordre d’atterrir à Rabat au lieu de Kenitra et en représailles à ce refus d’obtempérer,  les F5 commencèrent à tirer sur le Boeing transportant le roi.

Le commandant Kebbaj tenta autant se faire que peu par des manœuvres aériennes d’éviter les tirs des avions de chasses, et une fois à court de Kérosène, les F5 étaient dans l’obligation d’atterrir afin de refaire le plein, laissant ainsi un laps de temps à Kebbaj  pour atterrir à Rabat.

Le major Kouera,de son côté,  à court de munitions, et voyant le projet de mise à mort d’Hassan II tomber à l’eau s’éjecta du F5 par parachute et chuta vers la côte de Rabat. Une fois intercepté par les forces de l’ordre, ce dernier commença les aveux.

Concomitamment à cela, le Boeing du roi criblé de balles réussi tout de même l’atterrissage dans l’aérodrome de Rabat. Les blessés au sein de l’appareil furent secourus, mais il s’est avéré que la tentative de coup d’Etat n’allait pas s’arrêter là, puisque à peine entré dans le salon VIP, un F5 volant à basse altitude se mit à raffaler l’aérodrome en question, faisant un total de 10 morts et 40 blessés.

Il s’est avéré plus tard que profitant de la visite royale à paris, le général Oufkir, ministre de la défense de l’époque planifia ce second coup d’Etat qui avait pour but final l’obtention de la régence sur le Royaume tant que le prince hériter serait mineur.

Selon les sources officielles, Oufkir se serait donné la mort après l’échec du coup d’Etat, mais des thèses soutenant qu’Oufkir aurait été tué ont vu le jour peu de temps après sa mort.

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