DÉBUT D’HISTOIRE D’UN ROI

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“Il reste d’un homme ce que donnent à songer son nom, et les œuvres qui font de ce nom un signe d’admiration, de haine ou d’indifférence.” Paul Valéry

Dans le livre d’Ignace Dalle, intitulé “Hassan II: Entre tradition et absolutisme”, il décrit:

Dans ce bel après-midi du 9 Juillet 1929, ruisselant d’un soleil vivifiant, un enfant poussa son premier cri au Palais Impérial de Rabat. Sa naissance se déroula dans les meilleures conditions sanitaires et de la façon la plus naturelle. Les cris de joie des femmes jaillirent aussitôt comme un chant choral merveilleux en signe de réjouissance.

[…]

En ce début d’été de 1929, le sultan Mohammed Ben Youssef, qui a épousé trois années plus tôt Abla, une Berbère aussi intelligente que jolie, se trouve en France en visite officielle. A Bagnères-de-Luchon, très précisément. Ne pouvant regagner immédiatement Rabat, il demande qu’on donne au nouveau-né le prénom de Hassan: Hassan, comme le petit-fils du prophète, mais surtout comme son arrière-grand-père, Moulay Hassan Ier. Le message qui accompagne sa requête est d’ailleurs explicite: “Implorez Dieu qu’en Son infinie miséricorde, il fasse suivre au prince qui vient naître la même voie que son aïeul, afin qu’il l’égale en mérite dans ce monde aussi bien que dans l’autre”.

Dans un entretien accordé à la revue Point de vue. Images du monde7 à l’occasion de son soixantième anniversaire, Hassan II a voulu souligner les circonstances novatrices de sa naissance: “mon père a tenu à ce que je sois élevé dès ma naissance de façon moderne (…). Il a tenu à ce que ce soit non pas une sage-femme traditionnelle qui assiste à l’accouchement, mais le médecin français et la sage-femme française. Je considère que c’était la première révolution. Tous mes langes portaient des étiquettes de magasins français. Je crois que j’ai été le premier Marocain, dès l’âge zéro heure, à être langé par une Française avec des langes qui n’étaient pas fabriqués au Maroc, mais qui étaient achetés à Paris. Je crois que c’est avec moi qu’est entré le premier biberon. Et, dans la vie de mon père, que Dieu ait son âme!, je crois que c’est à partir de ce moment-là qu’il a voulu commencer à faire la révolution à l’intérieur du Palais et des traditions du Palais. Maintenir les coutumes et les traditions, mais s’ouvrir et évoluer.”

[…]

Le moins qu’on puisse dire est que le bambin n’eut guère à souffrir de la terrible crise économique qui débuta le 24 Octobre 1929, trois mois après sa naissance, avec le krach de la Bourse de New York, et n’épargna aucun pays…

Sans doute convaincu que les voyages forment la jeunesse, le sultan envoie son fils en France dès l’âge de deux ans. Un précepteur français, M.Deville, et deux gouvernantes venues de l’Hexagone permettent au fils aîné du sultan de parler dès cette époque un français sans accent, comme les petits Parisiens. A juste le titre, le sultan estimait aussi que son fils, en parlant le français, serait beaucoup mieux armé pour lutter contre la France, puissant occupante…

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Je me représente comme Ambassadrice du Maroc, j'écris sur mon pays et je le défends, je le découvre chaque fois où j'écris un article. Mon pays est riche avec de divers culture, Mon Maroc est à moi et à tous ceux qui l'aiment profondément. Hommage à mon père qui m'a toujours appris l'amour de la patrie. J'aime écrire sur l'histoire du Maroc en collectant des extraits des livres.

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