La crise économique de 1980-83

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Au niveau de l’économie marocaine, de 1958 – juste après l’indépendance – à 1980, on suivait une politique de planification. Le dernier plan adopté a été le Plan Triennal d’Austérité, qui avait 3 objectifs : La réduction des importations-les fameuses listes- l’amélioration des déséquilibres interne et externe, ainsi que la poursuite d’une politique sociale et d’aménagement du territoire.

Tout ce qu’a subît l’économie marocaine pendant cette période, s’est traduit par une augmentation du déficit commercial – augmentation des importations et diminution des exportations – les dépenses publiques ont triplé. On trouve également, entre autres, une faible épargne, chose qui a conduit à emprunter la voix des emprunts afin de financer les investissements, d’où l’endettement public extérieur qui s’est multiplié par 10. Sans oublier de parler la situation de quasi-cessation de paiement des dettes, et on s’en passe.

Le Plan d’Ajustement Structurel

Reconnaissant la situation d’urgence dans laquelle il s’est retrouvé, le Maroc a fait appel au Fonds Monétaire international et à la banque mondiale, afin de négocier le programme d’ajustement structurel.

Le FMI, qui lui a accordé d’ailleurs 200 millions de dollars de Droits de Tirage Spéciaux, lui a proposé, pour ne pas dire imposer, des mesures pour réduire la demande globale et pour baisser le déficit budgétaire en 1983. Or, ces mesures sont, principalement : l’augmentation du prix de détails, suite à une baisse, et dans certains cas même une suppression de subventions, une réduction des dépenses d’investissement, l’embauche des fonctionnaires a été limitée à 25000 au lieu de 40000 et une réduction du taux de croissance du crédit intérieur à 14.8% au lieu de 20.1%. En ce qui concerne la baisse du déficit budgétaire, cette politique consistait, au niveau des dépenses de fonctionnement, à un blocage des salaires des fonctionnaires, une réduction de la croissance des effectifs, une limitation du recrutement des enseignants ainsi qu’une diminution du nombre de bourses d’études, et ce, en adoptant des critères plus sélectifs. De l’autre côté – au niveau des subventions – il y avait un ajustement important des prix : principalement le sucre, la farine… Les tarifs d’eau, d’électricité et de transport ont été révisés ; une révision à la hausse.

Venant à la Banque Mondiale, elle a accordé un prêt de 600 millions de dollars au Maroc et lui proposé, de son côté, une augmentation de l’offre globale en mars 1984 et juillet 1985. On s’est intéressé à une réforme de l’éducation, des établissements publics : la création d’un comité pour régler les litiges entre créanciers et débiteurs en 1984, la mise au point d’un programme pour augmenter l’efficacité de ces établissements publics, une réforme fiscale, une réforme de l’industrie et du secteur agricole. Durant cette phase, il y avait un désengagement de l’Etat au profit du secteur privé. Il s’agit de la privatisation.

Le Maroc devait coordonner entre ces politiques, contradictoires qu’elles étaient, proposées par le FMI et la BM.

 

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