Attentats en Nouvelle-Zélande

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Aujourd’hui, quarante-neuf personnes sont mortes, du seul fait qu’elles étaient musulmanes.

Un acte ignoble a été perpétré à l’autre bout du monde. En Nouvelle-Zélande, plus précisément dans la ville de Christchurch, des mosquées ont été visés par un ou plusieurs terroristes. L’un d’entre-deux a été identifié, il s’agit d’un extrémiste d’extrême droite selon les autorités néo-zélandaises. Il était envahi de théories du complot comme le grand remplacement (théorie selon laquelle les populations occidentales sont entrain de se faire remplacer par les populations musulmanes notamment par l’immigration, ndlr), de personnages historiques comme Charles Martel, d’autres terroristes qu’il a pu inscrire sur son arme et d’idéologues extrémistes.

Pour expliquer son acte abject, il a laissé « un manifeste » où il explique sa haine des musulmans, les raisons qui l’ont mené à envisager cet acte comme ses voyages en France où il décrit un pays envahi par les immigrés musulmans qui sont en passent de prendre le pouvoir. Il ne faut pas prendre à la légère ce « manifeste », ni ce terroriste en le qualifiant de déséquilibrer.

Au contraire, la haine ne naît pas de nulle part, on la nourrit. Et depuis ces dernières années, on ne peut que constater à travers le monde, qu’une méfiance est née envers les musulmans. On les considère d’abord comme musulman, puis par leur origine et enfin comme citoyen. La presse a eu une influence majeure en se concentrant sur une prétendue incompatibilité de l’Islam dans les pays d’accueil, qui pousse à banaliser le discours islamophobe tout en le condamnant. On permet la parole puis on la condamne. La presse pose le débat, puis condamne ses dérives. Permettre à des écrivains, penseurs et politiques de véhiculer des idées haineuses, nourrit ceux qui en ont faim.

« Je dis ce qui fait peur aux gens » a pu exprimer Michel Houellebecq notamment sur son livre Soumission, qui décrit l’arrivée au pouvoir d’un parti musulman en France. C’est ce que font certains journalistes, politiques, penseurs, écrivains d’Occident, mais pas seulement. Dans le monde arabe et plus largement le monde musulman, on dit la peur et on l’exploite pour son intérêt personnel, matériel. Ce n’est pas la critique de l’Occident, mais d’un système qui dépasse le cadre civilisationnel, tout en ayant pour fondement la lutte des civilisations, voilà le paradoxe de la haine.

Certes le choc que l’on vient de vivre s’est produit dans une île en Océanie. Mais c’est le monde entier qui est touché par ses ondes, espérons qu’elles réveilleront les consciences.

Aujourd’hui, on a enlevé la vie de quarante-neuf personnes, brisé la vie de dizaines de familles et frappé la oummaen son cœur, mais ce n’est que par la naissance et l’accentuation du sentiment de fraternité universelle, que l’Homme anéantira la haine.

Toutes nos pensées vont pour les familles des victimes, à qui au nom de toutes les équipes de Discovery Morocco présentons nos condoléances.

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